POINT OF INTEREST

Montages photographiques numériques/vidéo sonore - 2015

Qu’en est-il d’un regard, ou d’une intention, qui se verraient soudainement privés de leurs objets ?


Des clichés photographiques sont mis en scène. Chacun d'entre-eux a été travaillé de sorte à ce que ne restent que quelques personnages isolés. Par un jeu d'effacement  numérique la foule de baigneurs initialement présente dans les prises de vues a été élaguée. Ne restent que quelques corps solitaires dont les actions initialement dirigées vers d'autres personnages deviennent dénuées d'objet, d'objectif.


La vidéo aborde cela à travers un seul cliché photographique. Elle propose une déambulation continue et répétée au sein de l’image fixe (une vue de la côte d'Opale). Or, l’image fixe subit régulièrement des altérations et des trucages. Des personnages, initialement présents dans le plan, disparaissent pour laisser place au fond marin qui se trouve derrière eux. L'ensemble des corps et des actions se retrouvent graduellement isolés avec comme seul décor la mer et sa mélancolie prégnante.

POSTURE/CONTRE-CHAMPS

Série photographique/montages numériques - 2015

La foule a ceci de saisissant qu’elle condense, dans l’intensité du mouvement, une multiplicité d’actions et de moments aux allures théâtrales. Chaque corps, par sa présence et son individualité, devient le sujet de courts moments dramatiques où les regards sont autant de déclencheurs, d’embrayeurs, pour une infinité d’histoires inédites.


La série Postures/Contre-champs donne à voir des moments volés, saisis sur le vif dans lesquels les visages deviennent des motifs récurrents. À cela s'ajoutent des clichés recomposés, fabriqués de toute pièces, numériquement. Les deux catégories d'images (réelles et composées] coexistent. Les regards nous guident alors au sein d’une multiplicité de micro-récits, réels et fictifs, et décrivent ces territoires invisibles qui nous unissent, autant qu’ils nous séparent.

ZONA ROSSA

Série photographique - 2015

Sur la route, non loin de Strasbourg. Les Vosges se laissaient recouvrir par un velours blanchâtre. Puis, au milieu de nulle part, la terre à vif, burinée, lacérée, les machines creusant sans repos les limites de ce paysage pourpre.